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La seule référence en management
supportée par un cadre systématique

Intelligence artificielle et Saine Gestion : une combinaison gagnante pour une intégration responsable

  • Photo du rédacteur: Hestia en collaboration avec Bernard Brault
    Hestia en collaboration avec Bernard Brault
  • 10 janv.
  • 3 min de lecture


L’intelligence artificielle (IA) n’est plus une promesse futuriste. Elle est désormais au cœur des décisions stratégiques, opérationnelles et humaines des organisations publiques et privées. Automatisation, aide à la décision, optimisation des processus : ses bénéfices sont indéniables. Mais cette accélération technologique soulève aussi des questions cruciales de gouvernance, d’éthique et de gestion des risques.


Chez Hestia, nous sommes convaincus d’une chose : l’IA ne doit jamais remplacer le jugement du gestionnaire, mais plutôt le soutenir dans un cadre structuré. C’est précisément là que le modèle de Saine Gestion devient un allié indispensable.


L’IA : un levier incontournable… mais pas sans risques


Nous l’avions imaginée dans les films de science‑fiction. Aujourd’hui, la réalité a rejoint la fiction. L’IA est devenue un compagnon de gestion omniprésent. Toutefois, sans encadrement clair, elle peut rapidement transformer des gains d’efficacité en risques organisationnels majeurs.


Les gestionnaires demeurent responsables des décisions prises — même lorsque celles‑ci sont appuyées par des algorithmes. Biais algorithmiques, opacité des modèles, dépendance technologique, risques juridiques : intégrer l’IA sans cadre de gouvernance revient à avancer vite… les yeux bandés.


Qu’est‑ce que la Saine Gestion ?


La Saine Gestion est un modèle de gouvernance intégrée fondé sur six principes fondamentaux :


  • Transparence : rendre compte fidèlement de la réalité, sans biais ni dissimulation

  • Continuité : assurer la pérennité de l’organisation au‑delà des gestionnaires en place

  • Efficience : atteindre les objectifs avec une utilisation optimale des ressources

  • Équilibre : harmoniser l’application de tous les principes

  • Équité : garantir un traitement juste pour l’ensemble des parties prenantes

  • Abnégation : subordonner les intérêts personnels à ceux de l’organisation


Ce qui rend ce modèle unique, c’est sa matrice de 41 dimensions, issue du croisement de ces six principes avec les cinq fonctions de gestion d’Henri Fayol : planifier, organiser, diriger, contrôler et coordonner. Cette approche systématique réduit considérablement les angles morts décisionnels.


Donner un chèque en blanc à l’IA ? Une fausse bonne idée


Imaginez une organisation qui déploie une IA pour optimiser les décisions d’embauche. Gain de temps, efficacité accrue, promesse de neutralité. Mais quelques mois plus tard, un constat troublant émerge : l’algorithme écarte systématiquement les candidats de plus de 45 ans et favorise les diplômés d’une seule université.


Résultat ? La discrimination est automatisée. Le principe d’Équité est violé (Diriger × Équité), tout comme les lois applicables. Sans cadre de Saine Gestion, l’IA ne corrige pas les biais : elle les amplifie.


La boîte noire : quand la transparence disparaît


Pire encore, personne ne comprend réellement pourquoi l’algorithme prend ces décisions. Cette fameuse « boîte noire » contrevient directement au principe de Transparence. Lorsqu’un gestionnaire ne peut expliquer ou justifier une décision appuyée par l’IA, la responsabilité demeure… mais la maîtrise disparaît.


IA, continuité et gestion des crises : le cas du trafic urbain

Autre scénario : une municipalité déploie une IA pour gérer la circulation et la surveillance urbaine. En théorie, tout est optimal. Jusqu’au jour où une panne majeure survient. Aucun plan de contingence, aucune procédure manuelle, aucune sauvegarde des modèles.

Conséquence : feux de circulation défaillants, services d’urgence paralysés, chaos urbain. Le principe de Continuité a été sacrifié sur l’autel de l’innovation mal gouvernée.


Quand l’IA oublie l’équité en santé

Dans le secteur pharmaceutique, l’IA accélère la recherche de nouveaux médicaments. Mais lorsque les données d’entraînement proviennent exclusivement de populations occidentales, les recommandations deviennent inadaptées pour d’autres groupes ethniques.

Sans audit des biais algorithmiques ni comité de gouvernance interdisciplinaire, les risques deviennent éthiques, juridiques et humains. Encore une fois, la Saine Gestion agit comme garde‑fou essentiel.


IA sans Saine Gestion : une métaphore parlante

Confier l’IA sans cadre de gouvernance, c’est comme donner les clés d’un camion de 40 tonnes à un adolescent sans permis sur une route glacée. C’est impressionnant. Ça va vite. Mais l’accident est presque garanti.

Les six principes de Saine Gestion ne freinent pas l’innovation : ils évitaient le déraillement.


Pourquoi la Saine Gestion reste plus pertinente que jamais

Issue des travaux de l’Ordre des administrateurs agréés du Québec (OAAQ), la Saine Gestion dépasse les modes managériales. Elle transforme des valeurs éthiques en obligations concrètes, mesurables et vérifiables.


Elle permet aux gestionnaires de :

  • Clarifier leur rôle et leurs responsabilités

  • Encadrer l’usage de l’IA de façon responsable

  • Anticiper les risques organisationnels

  • Renforcer la confiance des parties prenantes



IA et gouvernance : évoluer sans dérailler

L’intelligence artificielle est la locomotive de la transformation organisationnelle. La Saine Gestion en est le système de freinage intelligent.


Adopter un cadre rigoureux pour intégrer l’IA n’est plus optionnel. C’est une responsabilité de gouvernance moderne. Les organisations qui réussiront seront celles qui sauront marier puissance technologique et jugement humain, innovation et responsabilité.


👉 Hestia accompagne les gestionnaires dans cette démarche en mettant l’IA au service de la Saine Gestion — et non l’inverse.

 
 
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